Horaires flottants
- Obligation à retenir
- Prévoir un système de suivi du temps pour chaque travailleur concerné.
Guide édité par Time-Up, éditeur d'un logiciel d'enregistrement du temps de travail. Nos contenus sont sourcés et datés. Notre méthode éditoriale
Mis à jour le 3 octobre 2026 · Rédigé par l’équipe éditoriale Time-Up
Les obligations belges actuelles concernent plusieurs situations, dans l’attente d’une obligation générale d’enregistrement du temps annoncée pour 2027. Il faut distinguer le suivi des heures prestées, le contrôle des écarts à l’horaire prévu et l’enregistrement sectoriel des présences.
Ce tableau présente les principaux cas. Il ne remplace pas la vérification des règles propres à l’activité de l’entreprise et aux conventions collectives applicables.
Une pointeuse électronique n’est pas imposée dans toutes les entreprises belges. L’obligation porte sur les informations à enregistrer et les conditions de suivi applicables, plutôt que sur un appareil unique.
Une badgeuse, une application, un document de contrôle ou un lecteur relèvent d’un système qui peut être mécanique ou numérique. Un outil accepté dans un régime ne répond pas automatiquement aux règles d’un autre.
Le droit européen apporte un cadre général : dans l’arrêt C-55/18 du 14 mai 2019, la Cour de justice de l’Union européenne demande aux États membres d’imposer un système objectif, fiable et accessible pour mesurer la durée du travail journalière. L’arrêt ne prescrit aucune technologie ; la fiabilité attendue suppose aussi que les données soient difficiles à falsifier.
L’employeur qui applique des horaires flottants doit prévoir un système de suivi enregistrant l’identité du travailleur et la durée quotidienne de ses prestations. L’enregistrement électronique n’est pas exigé. Les horaires flottants permettent au travailleur de choisir ses heures de début et de fin dans les plages prévues par l’entreprise.
Les données doivent être consultables par le travailleur et l’inspection compétente, et conservées pendant cinq ans après le jour auquel elles se rapportent. Le travailleur doit pouvoir connaître son solde d’heures sur la période de référence. Le système doit aussi respecter la vie privée des travailleurs au sens du RGPD.
Pour les travailleurs à temps partiel, les dérogations aux horaires prévus doivent être consignées, qu’il s’agisse d’horaires fixes ou variables. L’employeur peut utiliser un système de suivi du temps ou, à défaut, un document de contrôle répondant aux conditions légales.
Exemple : un salarié doit travailler de 9 h à 13 h, mais termine à 14 h. La prolongation doit être consignée selon les règles applicables.
Lorsqu’un système de suivi est utilisé, il enregistre le début et la fin des prestations et des pauses au moment où elles surviennent. Les informations restent accessibles aux travailleurs concernés et à l’inspection sociale, puis sont conservées pendant cinq ans.
Depuis le 1er septembre 2024, les personnes effectuant certaines activités de nettoyage de biens immobiliers pour le compte de tiers doivent enregistrer le début et la fin de leurs activités ainsi que leurs pauses via Check In and Out at Work, dans le champ défini par l’ONSS. Salariés, indépendants, intérimaires ou stagiaires peuvent être concernés ; l’enregistrement s’effectue sur le lieu de travail.
La Sécurité sociale annonce l’extension du dispositif aux travaux immobiliers hors nettoyage et à la livraison de béton prêt à l’emploi à partir du 1er avril 2027, pour les chantiers dont le montant total hors TVA atteint 500 000 euros. Au 3 octobre 2026, il s’agit d’une échéance future à préparer, qui touche surtout la construction et la chaîne des sous-traitants.
Le gouvernement fédéral a annoncé une généralisation de l’enregistrement du temps de travail à partir du 1er janvier 2027. Les communications disponibles indiquent qu’aucune méthode unique ne serait imposée.
Tant que le texte définitif n’est pas publié au Moniteur belge, les catégories visées, les exceptions, la conservation des données et les sanctions restent à vérifier.
Les arrêts C-55/18 et C-531/23 de la CJUE encadrent la mesure de la durée du travail journalière.
L’orientation découle de l’accord budgétaire et des communications ministérielles, pas encore d’une loi publiée.
Ces éléments dépendront du texte adopté : cette page sera mise à jour après publication.
Un suivi incomplet peut empêcher l’employeur de justifier les prestations lors d’un contrôle social. Pour le temps partiel, le SPF Emploi prévoit une présomption de prestations à temps plein, sauf preuve contraire, notamment en cas d’absence de publicité des horaires ou de contrôle des dérogations.
L’enregistrement des prestations doit donc permettre de retrouver les heures effectuées et de justifier les écarts à l’horaire prévu.
Commencez par déterminer les obligations applicables à vos salariés et à votre activité. Le choix d’un logiciel de pointage doit suivre cette analyse : il doit s’intégrer aux processus RH, simplifier la gestion au quotidien et produire les informations nécessaires lors d’un contrôle.
Suivre ce qui est confirmé, annoncé ou à vérifier.
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Lire le guideCalculer et suivre les heures au-delà de l’horaire.
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Lire le guideTime-Up enregistre les arrivées, départs et pauses depuis un smartphone, un ordinateur ou un QR code, avec un horodatage serveur et un historique de chaque correction. Aucun matériel n'est nécessaire.